L’Insee vient de rendre public les derniers chiffres du recensement 2018.
Avec 11 350 habitants, Obernai demeure la cité la plus peuplée du Piémont des Vosges et de l’arrondissement.
L’écart s’accentue avec la ville sous-préfecture de Molsheim dont la population stagne avec 9 334 habitants en 2018.
Ce qu’il faut retenir :
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En progression de 4.29 %, la population d’Obernai a atteint 11 350 habitants en 2018.
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En dix ans, le nombre de logements a augmenté de près de 20%, soit + 1 052 logements, pour seulement 467 nouveaux habitants.
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L’attractivité économique de la ville est confirmée, avec 9 277 emplois recensés, en hausse de plus de 4,5 % sur la période.
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La taille des ménages diminue, le nombre moyen d’occupants par résidence principale est de 2.02 en 2018.
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En dix ans, la composition des ménages a évolué :
+ 36.6 % pour le nombre de ménages d’une personne.
+ 23 % pour le nombre de ménages formés de couples sans enfant.
– 13 % pour le nombre de ménages formés de couples avec enfant(s).
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Une ville qui vieillit : la part des plus de 60 ans est en forte augmentation :
+ 1 054 personnes en dix ans, elle représente près de 30 % de la population.
Cette tendance est confirmée par les chiffres de l’évolution de la population scolaire dont nous avons demandé la communication en séance du conseil municipal. Il apparaît que la baisse des effectifs scolaires est constante et se monte à – 10 % sur les dix dernières années.
Ces chiffres nous interpellent !
Alors que notre ville dispose de toutes les infrastructures et services pour accueillir les jeunes familles, force est de constater que ces dernières n’ont d’autre choix que de s’installer ailleurs.
Depuis le portage public du lotissement du Parc des Roselières décidé il y a vingt ans, la politique de l’habitat a largement laissé place au privé. Les terrains de l’ancienne crèche municipale et de la Capucinière ont été vendus à des promoteurs. La révision n°4 du Plan local d’urbanisme a autorisé une surdensité urbaine sur le site Match, et tout cela sans aucune mixité sociale. Il n’y a pas eu de volonté de maîtrise foncière publique sur les sites à enjeux.